Vivent les ordures!

C’est un scénario qui se répète à chaque week-end ensoleillé, le long de l’Isar, au Jardin Anglais et dans tous les parcs de la ville. Si vous décidez d’aller vous y promener de bonne heure le lendemain, vous serez obligé d’effectuer un slalom entre les ordures que de joyeux pique-niqueurs n’ont pas trouvé bon de rassembler et de remporter, encore moins de jeter dans les conteneurs à cet effet.

Mais qu’est-ce qui peut donc bien pousser les gens à souiller les endroits les plus beaux, les plus pittoresques, les plus charmants, en laissant derrière eux le spectacle affligeant de leurs ordures dispersées, étalées comme un camouflet à la face du reste du monde, dans ces lieux qu’ils ont visiblement – sinon ils n’y seraient pas restés – eux aussi appréciés ?

Comment peut-on vouloir en toute facilité abandonner derrière soi les traces d’un passage festif qui, loin d’être décoratives, sont le témoignage d’une paresse éhontée ?

Ou bien sont-ils à ce point éméchés qu’ils ne savent même plus ce qu’ils ont apporté, semant ici la fourchette, là les bouteilles vides, là-bas le barbecue portable, et plus loin les emballages de leurs agapes ?

C’est un sujet désolant qui montre à quel point on fait preuve de peu de respect pour autrui, pour ceux qui viendront ensuite, ou pour soi-même car a-t-on vraiment envie de revenir en ces lieux s’ils restent couverts de détritus ? Heureusement, quand on ne porte pas la responsabilité de ses actes, on est content de pouvoir s’en débarrasser sur quelqu’un d’autre, à savoir sur les services municipaux. Merci Monsieur le Maire !

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